CIRCUIT : BOULISTE DE MONTBRUN CHAMPETRE

DESCRIPTIF DU CHEMIN

DEPART TERRAIN DE PETANQUE DE MONTBRUN(SPORT LOCAL, VUE SUR BAYONNE ET MONTAGNES, SITUATION INTERESSANTE : FORET)AVENUE DE MONTBRUNRUE MILLETRUE CHANTECLAIRRUE DE BAHINOS : PAYSAGE CHAMPESTREAVENUE DE MONTBRUN

Rue du milletCette rue porte le nom d'une céréale (voir photos ci-contre), qui comporte de très petites graines rondes et souvent d'un très beau jaune d'or. Elle croît dans les régions sèches, sur terres sablonneuses.Elle était apportée au moulin pour y moudre les graines et les transformer en farine - celle-ci devient rapidement rance et ne peut pas être conservée longtemps -. Le millet était consommé surtout sous forme de bouillies et de galettes. Le mil peut être utilisé comme le riz, on peut le beurrer, l'assaisonner, le mouler, le faire griller.Jusqu'au milieu du XVIe siècle, on cultivait le millet et le blé à Anglet. A partir de cette époque, le maïs, importé d'Amérique, remplaça petit à petit le millet et fut appelé "milhoc", ailleurs "millas" ou parfois "indoun".

Le quartier de Montbrun, placé en partie haute d'une dune, offre un somptueux panorama sur les flèches de la cathédrale et sur les montagnes en arrière-plan. Le nom du quartier pourrait provenir d'un de ses habitants, auquel avait été attribué un surnom évoquant la couleur de sa peau. Certains certifient qu'autrefois c'était par "Mon Brun" que l'on nommait ces lieux devenus, par l'usage, avec le temps, "Montbrun". La toponymie en dit souvent long sur l'histoire locale, et le nom des rues est parfois le seul vestige d'un personnage ou d'une activité.

Graines de Millet

Le champ de tir aura son heure de gloire en 1912 à l'occasion du XIXème concours national de tir. Les meilleurs tireurs de France se bousculent sur le champ de Montbrun. La presse est élogieuse quant à l'organisation du championnat et à son intérêt. Les hôtels de la région sont remplis tant l'affluence est grande. La société de tir et les élus locaux ont tout pour être satisfaits...

Rue du TirBayonne, ville fortifiée, est une place militaire forte. Sur Anglet, pour répondre à ses besoins, avait été créée une poudrerie, ainsi qu'une usine d'armement. Afin d'entraîner les troupes au maniement des armes à feu dont elles étaient dotées, le champ de tir de Montbrun a été créé en 1846. Les autorités militaires choisirent, dans le quartier de Montbrun, un terrain isolé au milieu des pins, de 82 ares. Elles y amenèrent les troupes à tour de rôle afin d'y satisfaire aux exercices de tir réglementaires. Parallèlement à cette activité militaire, une société civile de tir fut fondée : la société mixte de Bayonne-Biarritz. Elle semblait très active… le terrain s'agrandit de plus d'un hectare en 1900.

Des concours se tenaient fréquemment, et comme les armes étaient beaucoup plus répandues dans les foyers que de nos jours, chacun voulait tenter sa chance. Les organisateurs firent d'ailleurs tout pour que le plus grand nombre de tireurs participent. Du reste le nom que l'on donnait à ces réunions était celui de concours populaire.

C'est dans les temps troublés de l'après-révolution sous le règne de Louis Philipe que 2 religieux frère et soeur ont mené une action humanitaire hors du commun. Louis-Edouard Cestac, Bayonnais d'origine, personnage au bon coeur, doué et dynamique, s'investira toute sa vie pour les autres. Il enseignera les mathématiques, la philosophie et la musique en même temps qu'il préparera sa prêtrise. Il devient prêtre en 1831, puis est nommé vicaire à la cathédrale.

Profondément touché par la misère qui l'entoure, il va d'abord créer un orphelinat dans lequel il va porter une première aide matérielle et spirituelle à ces gens démunis qu'il baptisera les orphelines de Marie. Des jeunes filles viennent seconder l'abbé dans son projet d'éducation et partager les difficultés de l'oeuvre. La propre soeur de l'abbé Cestac, Élise, va se joindre à l'équipe. Elle sera la vraie mère des orphelines, et apportera un véritable soutien à son frère, son investissement la fait devenir directrice de l'orphelinat. Tous les jours elle aura de plus en plus de travail et le maigre foyer se révélera rapidement insuffisant.

Les jeunes collaboratrices d'Elise à Bayonne et à Anglet sont admises à la consécration religieuse. Ainsi naît le 6 janvier 1842 la Congrégation des Servantes de Marie. Elise, devenue Sœur Marie Madeleine est véritablement l'âme du nouvel Institut. En 1846, quelques repenties recueillies à N.D. du Refuge, mues par la puissance d'un appel intérieur, commencent une vie contemplative dans les sables de la Solitude de Saint Bernard. C'est toujours avec une grande joie que Sœur Marie-Madeleine va passer quelques jours de retraite dans une pauvre cellule de paille de St Bernard. Après un voyage pénible pour aller visiter la communauté de Toulouse, sa santé fragile subit un grave contrecoup. Elle meurt le 17 mars 1849.

Les circonstances amènent l'abbé Cestac à acheter à Anglet la maison Châteauneuf, le 24 novembre 1838. Il l'appelle Notre-Dame du Refuge. L'abbé est soutenu dans son oeuvre ce qui lui permet quatre ans plus tard de faire l'aquisition de nouvelles terres jouxtant Notre Dame du Refuge. Tout n'est pas gagné pour autant, un dur labeur attend ces jeunes femmes qui doivent cultiver les terres et mettre la machine en route, les débuts ont été très durs.

L'abbé Cestac va lancer les religieuses dans l'enseignement au moment où entre en vigueur la loi Falloux, en 1850. Il devient maître et formateur dès que la Congrégation obtient sa reconnaissance légale par Décret de Napoléon, en date du 14 décembre 1852. Et les Servantes de Marie essaiment en Béarn, au Pays Basque, dans les Landes, la Haute Garonne, vers l'Ain, la Charente, le Nord, le Pas-de-Calais, l'Île de Ré, l'Espagne,...Elles recevront la visite de Napoléon III accompagné de l'impératrice Eugénie, guidés par Louis Edouard Cestac qui est alors reconnu comme bienfaisant, et recevra de l'empereur la croix de chevalier de la légion d'honneur. En 1860, la Congrégation est devenue autonome, avec une Supérieure Générale et un Conseil. En 1862 a été signé le Décret qui remet à la Congrégation tous les biens acquis au nom du Père Cestac, lorsque l'Institut n'avait pas d'existence légale.Le 27 mars 1868, le Fondateur laisse la place après tant d'années offertes à la société. Les sépulcres de Louis-Edouard et d'Elise CESTAC se trouvent à Notre-Dame du Refuge.

En 1902-1903, la Congrégation des Servantes de Marie voit se fermer plus de 120 écoles, par application de la loi de 1901. De plus aucune communauté religieuse petite ou grande ne peut se maintenir sans autorisation légale. Beaucoup de religieuses vont alors voyager en Espagne, en Inde, en Afrique et en Amérique Latine et apporter ainsi soutien à différentes communautés religieuses et continuer leurs actions. Les Servantes de Marie en 2005 ont fêté le centenaire de cette activité internationale avec leurs consoeurs d'Amérique Latine.

terrain de pétanque, quille gasconne

Images du circuit