CIRCUIT : MAIRIE D'ANGLET
DESCRIPTIF DU CHEMIN
Cet espace est principalement destiné aux artistes ayant un lien avec la région. L'édifice est doté d'une tour, de bureaux et de vastes espaces utiles : une salle de délibération, salle des mariage, escalier d'honneur, vaste hall, salle des fêtes. Les flans Est et Nord font l'objet de soin particulier. On peut admirer sa façade composée d'une entrée en forme de Lorio supporté par deux volumes semi-cylindriques, surmontée d'avant-toits sculptés et peints. Son flan nord est composé d'arcades formant une galerie couverte sur l'esplanade abritant la salle des fêtes.
Aux années trente, la taille de la population a doublé et l'on réfléchit à un nouvel aménagemment de la place Amédée Dufour. La décision prise, la ville confie à William Marcel l'élaboration des plans de la nouvelle mairie. C'est un architecte de renom qui tient à son actif déjà plusieurs grandes réalisations rien que sur le territoire d'Anglet (San Miguel, la villa El Hogar, le château de Brindos). Le devenir de notre commune était déjà clairement compris, Anglet est une ville en pleine expansion, et cet édifice municipal doit être en mesure de représenter le quartier Saint Jean comme un centre ville à la dimension de ses ambitions. La taille de l'édifice nécessite des réaménagements de la place, le presbytère sera détruit et le curé relogé au 4 allée du chanoine Casaubielh, rue jouxtant la place. William Marcel dessine des plans dans le ton de la région et tranchera avec un registre néo-espagnol pour la composition et la décoration de l'édifice :
Son plan est centré autour d'un patio, avec au sol des pierres de la Rhune et de Bidache et orné d'un jardin dit initialement à la française. Sous ses arcades, le patio est depuis 1983 un lieu d'exposition de créations contemporaines en septembre et d'oeuvres thématiques en été.
Le mobilier est commandé sur catalogue de l'époque ou à des artistes locaux: notamment la table monumentale de la salle des mariages, œuvre de Sébastien Ortet et de Jean Lesquibe ou encore la fresque allégorique intitulée "les Âges de la vie" dans cette même salle. Cette dernière est une oeuvre constituée de trois panneaux représentant l'été, l'automne et l'hiver, offerte par l'artiste José de la Peña à sa ville de résidence à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle mairie. Ce dernier avait d'ailleurs pris pour modèle des habitants d'Anglet. On peut citer par exemple Edouard Barrère (le berger), qui a été conseiller municipal, ou encore Marie-Paule Mimiague (Soeur de Notre Dame du Refuge). Le panneau a fait l'objet en 2004 d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Lorsque le triptyque a été déposé pour être restauré, l'esquisse du maître est apparue intacte sur le mur. La restauration est effectuée par Claudine Passicos, en collaboration avec le conservateur délégué des antiquités et objets d'art Hortensia Gauthier. Cette restauration bénéficie de l'aide financière de la DRAC, du Conseil régional et du conseil général des Pyrénées-Atlantiques.Une grande partie de la collection de José de la Peña a été léguée par Madame de la Peña en 1970 et décore aujourd'hui le couloir menant au bureau du Maire avec les sculptures de Jésus Echevarria représentant des pélerins sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.Les trois vitraux éclairant l'escalier d'honneur composés de motifs paysagers sont également dus à Jean Lesquibe. La devise de la commune est visible en façade où l'on trouve le blason de la ville en parement de l'ouverture du commissariat, sculpté dans un bloc de grès rejoignant la fenêtre de l'étage.
Armoiries d'AngletL'usage des armoiries vient de l'évolution de l'équipement militaire entre le XIe et le XIIe siècle, qui rend progressivement impossible de reconnaître le visage d'un chevalier. Pour se faire reconnaître dans les mêlées des batailles et des tournois, les chevaliers prennent alors l'habitude de peindre des figures distinctives sur leurs boucliers. Puis plus tard, l'usage se démocratise, il reste un signe de reconnaissance et possède une forte valeur symbolique. Celle que nous observons aujourd'hui est la première armoirie identifiant Anglet. La création de la nouvelle Mairie en 1937 n'est pas sans lien avec cette volonté de graver un blason. La création des blasons, bien que laissée à l'initiative de leurs futurs possesseurs, s'est dotée, dès le début, de règles plus ou moins strictes, visant à rendre l'identification efficace : lecture facile par l'emploi de couleurs franches tranchant les unes sur les autres, motifs de grande taille aux contours simplifiés facilement lisibles, et surtout unicité des armoiries. C'est pour ces raisons que le projet soumis par l'architecte Mr Blanchet est envoyé à la société française d'héraldique et de sigillographie, pour être reconnu conforme aux règles… Cette volonté identitaire se traduit aussi par l'utilisation de symboles, rappels de faits marquants ou traductions de traits caractéristiques liés au possesseur (armes par allusion), ou même figuration du patronyme, n'hésitant pas devant l'à-peu-près, voire le jeu de mots (armes parlantes).Les cinq régions principales de l'écu (chef, cœur, flancs dextre et sénestre, pointe) renvoient aux parties du corps de l'écuyer qui porte le blason sur sa poitrine et se présente de face. Comme l'écuyer est vu de face, "dextre" et "sénestre" sont inversés en héraldique par rapport à leur signification primitive : la dextre de l'écuyer est à la gauche de l'observateur, et inversement. Chaque partie, objet possède une appellation particulière. Voici la description en langage héraldique de notre blason :L'écu se composait de trois pins de sinople posés en pal et surmontant des ondes d'argent et d'azur mouvantes de la pointe au chef de gueule chargé d'un léopard d'or tenant dans sa patte dextre un dard du même.
On différencie un " lion " d'un " léopard " simplement par l'orientation de son regard : s'il fait face comme ici, l'animal est dit léopard. Il fait référence ici à l'occupation anglaise à Anglet.Et la devise : MA E PIGNADA : PER M'AYDA (Mer et pinède : pour m'aider)
Eglise St Léon
ALLEE DES CEDRES : Beatrix Enea
C'est l'architecte biarrot Raymond Larrebat-Tudor qui trace les traits de cet édifice au début du vingtième siècle avec les frères Gellos en ce qui concerne les jardins. L'entrée originelle de la villa, désormais condamnée, se situe en partie haute du parc. Les jardins sont aujourd'hui encore riches d'une flore remarquable, végétation de cèdres, camélias, magnolias avec une roseraie pour ajouter de nouvelles couleurs au décor. Les gros édifices comme celui-là sont construits avec de la pierre de bonne qualité, c'est donc la pierre de Bidache, le meilleur matériel local qui va servir à la maçonnerie, la pierre de taille sert au parement des ouvertures et des chaînes d'angles. La façade dominant les jardins est percée d'une galerie couverte permettant la contemplation de la propriété. A l'angle une tourelle abrite une loggia supportée par un culot ornementé et confère une note néogothique à une composition somme toute assez classique de grosse maison bourgeoise. Le traitement du bois des avant-toits est remarquable.
La villa Beatrix Enea
Depuis 2004, le bâtiment fait l'objet d'une mise en valeur particulière, des éclairages se mettent en marche la nuit et mettent en relief des points clés de son architecture. Aujourd'hui annexe de la Mairie, la villa abrite des espaces d'exposition au rez de chaussée et les services culturels dans les étages.
La propriété de Quintaou est la seule (avec Belay) des anciennes propriétés d'Anglet qui se soit transmise en ligne directe depuis 1787 et qui soit actuellement occupée par la descendance de son fondateur.Deux ans avant la Révolution, un relieur lithographe de Bayonne, Jean Bernain, fils de Pierre, qui avait épousé en 1765 Josèphe Castets et avait une situation aisée puisqu'il était soumis à la capitation, acheta ferme et terre et construisit une belle demeure qu'il entoura d'un très beau parc et à laquelle il attribua son propre nom. Les figures les plus marquantes de cette maison sont incontestablement Eugène Bernain et son gendre Albert Le Barillier, qui consacrèrent à eux deux 65 ans de leur vie au service de notre ville, de 1870 à 1935, à la tête de la municipalité. Ils ont su transformer notre campagne en une ville distincte de la vieille ville de Bayonne et de celle de Biarritz.Le 8 septembre 1933, Marie Le Barillier, née Bernain, signe son testament par lequel elle stipule léguer sa propriété Quintaou et ses dépendances à sa fille, en usufruit, et au décès de celle-ci à la Ville d'Anglet, à charge pour elle d'y installer "une oeuvre de bienfaisance pour les femmes en couches et les nourrissons". Ainsi, dans l'esprit du legs, le conseil municipal d'alors décide de réaliser à Quintaou une halte-garderie et une mini-crèche. Parallèlement, à l'étage, sont réalisés des locaux pour accueillir le Centre de soins et les différents services de Protection maternelle et infantile (consultation de nourrissons, vaccinations, permanences). Et pour respecter les différents clauses du legs, il est prévu de faire gérer cet équipement par une association de type loi 1901. Le 19 octobre 1982, les statuts sont adoptés par l'assemblée générale constitutive de l'association "Centre social Quintaou". Très vite une crèche vient s'ajouter et, à cette époque, crèche et halte-garderie offrent alors six places chacune.
La vie aujourd'hui, sur la place qui a gardé le nom de Quintaou, est animée d'un petit air de campagne qu'il fait bon sentir chaque jeudi et dimanche matin, jours de marché. Le marché de Quintaou a été créé en 1984. À l'époque, la Ville avait misé à juste titre sur son intérêt économique et sur son rôle d'animation. Dès 5 h, la place s'anime. Les premiers commerçants débarquent de toute l'Aquitaine. Vers 8 h, ce sont les premiers clients. Simple flânerie ou emplettes régulières, près de cent quarante étals s'offrent aux chalands.Autrefois un troisième jour de marché était le Mardi. Pour vendre les produits, il fallait les rendre beaux, pour cela la famille se réunissait chaque soir dans la grange, et frottait les produits de la récolte. Ce dernier travail était bien souvent accompagné de chants ou d'histoires que l'on racontait pour les enfants. C'était la veillée !
AV. DE MINERVA (ruisseau) Nom emprunté au romain pour la maison d'habitation et l'ensemble du territoire sur lequel plus tard se sont construites les résidences. Afin d'éviter un étalement trop important de la population sur le territoire, il est nécessaire de bâtir des zones d'habitats groupés qui offriront un logement au moindre coût à des centaines de familles. L'ancien propriétaire du terrain, observateur de sa campagne en pleine mutation ne put s'empêcher d'élaborer ce poème en l'honneur de Minerve. Dans la mythologie, Minerve est l'équivalente d'Athéna pour les Grecs. Fille de Jupiter, elle bénéficie d'une situation privilégiée à l'Olympe et dispose donc de nombreux pouvoirs. Déesse de la sagesse, de l'intelligence, de la guerre, des mariages et des naissances, elle est la protectrice de Rome et la patronne des artisans.Minerva tu n'es plus mais reste un souvenirQu'aimeront évoquer ceux qui t'ont contempléeSans penser un instant que tu pourrais finirPour faire un petit peu d'espace à des bâtiments laidsTu étais un chalet, fier et originalTa stature était belle et ton toit multiformeJe revois ta grandeur dans ce vide banalLaissé pour un brin d'air à des blocs uniformesOn nous dit que ces blocs sont de belles demeuresMais ceux qui vous le disent, habitent autre partQuand ils doivent chez eux vivre de longues heuresIls font de leur domaine un tout autre rempartQu'importe le manoir, et l'harmonie du sitePour le beau financier à l'affût du profitL'argent est toujours roi, rien d'autre ne l'agiteIl devient promoteur, ce titre lui suffitOr pour un promoteur l'argent est l'avantageA l'architecte il faut avant tout du talentIl n'est que maître d'œuvre, l'autre est maître d'ouvrageEt le travail des tiers est fier de son BilanMinerva ton nom seul reste sur des affichesComme si l'on voulait par des blocs de bétonFaire honneur à Minerve, alors que l'on s'en ficheEn la faisant bafouer par Mercure et Pluton.
MIRAMBEAUMONTAURY : UNIVERSITE, JARDINS ET MARAIS (détour sympa aller-retour)
Chênes, platanes et conifères majestueux, sont la mémoire d'une propriété de 9 hectares aujourd'hui disparue, située au cœur de la commune. Cet ancienne forêt implantée sur le site de Montaury et des Landes de Juzan est désormais amputée pour faire place à un centre universitaire et des jardins aménagés. Le campus abrite aujourd'hui 1 200 étudiants appartenant à l'Unité de Formation et de Recherche Scientifique et Technique de l'UPPA (Université de Pau et des Pays de l'Adour) qui offre des formations d'ingénieurs des techniques de la construction, un département " Sciences de la matière " et deux départements de Biologie et de Sciences et techniques. Les étudiants bénéficient également d'un Institut Universitaire de Technologie constitué du département " Génie industriel et Maintenance ". La halle technique avec ses équipements sera un support de la plate-forme technologique du site de Montaury (transfert, incubations technologiques, essais...) et donnera un sens fort et novateur à la plupart des enseignements sur le site, en particulier pour ceux tournés vers les applications concrètes. Elle facilitera des partenariats entre formation supérieure et monde économique. Au pied de la colline, une maison sur pilotis dite "la maison du parc" abrite la cafétéria. Dotée d'une passerelle d'accès elle surplombe le bassin de rétention, peuplé d'une végétation adaptée aux milieux humides : aulnes, frênes, typhas enrichie d'une faune composée d'oiseaux et de batraciens. Un mélange de pin sylvestre et de bois exotique permet à l'ensemble du bâtiment de se fondre avec les couleurs de son environnement. En remontant doucement on traverse une série de jardins qui ont été implantés sur le thème du voyage. On traverse ainsi le Jardin des gunneras et angéliques, le Jardin des bambous et des lotus, le Jardin des roses et camélias, le Jardin des cornouillers et érables, et le Jardin des palmes et des frondes. Une signalétique décrivant les divers types de végétations vous guide pendant votre promenade. Des plaques de bronze, accessibles aux mal voyants déclinent les mêmes informations en braille.
aNGJRAANGRRGNAFNRAAGJ4NFFNNARNGRNFGANGFRNGRRGnRRAARGRNGVNRAA9G" " ""," " gghE!9Oñ:9!!9 E-î3915577900A993037191993703970970FXdêdu7êèM2çc64c3M6éêîbîM63
JARDIN D'ANSBACH Jardin d'Ansbach (ancien Parc Graville)En 1968, Anglet l'Océane et Ansbach la Franconienne décidaient d'unir leurs destinées par un jumelage. C'était, à l'époque, la traduction de la réconciliation franco-allemande voulue par Adenauer et De Gaulle. Cette initiative pleine de bonnes intentions fut récompensée deux fois par l'Europe dont les trophées trônent sur les murs de la mairie. Les populations des deux villes se sont senti concernées dès l'origine de l'échange, et cela s'est traduit très tôt par des initiatives associatives, on peut citer les amis d'Ansbach, ou privées. Ces actions sont nombreuses comme par exemple les échanges scolaires, ou la création du marché de Noël sur la place des Cinq Cantons ou encore la traditionnelle fête de la bière munichoise reproduite à la Chambre d'Amour en octobre évidemment. Des étudiants aux sportifs, des artistes, en passant par les musiciens, les professeurs et les autres, des milliers d'Ansbachois et d'Angloys ont appris à se connaître et à s'estimer.La place de l'apprentissage de la langue n'est cependant pas au meilleur de sa forme. L'année prochaine on va féter les 40 ans du jummelage entre nos deux villes, mais aussi la disparition de l'allemand à Anglet. La suprématie de l'anglais ne favorise pas la pluralité des cultures pour les enfants.A la place de l'ancien Parc Graville est donc créé ce jardin en l'honneur du jumelage. L'artiste Killy Beall s'impliquera dans cet échange en apportant son art à la ville, elle sculpte le buste en pierre de Jean Sébastien Bach suite à une commande en 1985 pour commémorer le trois centième anniversaire de sa naissance (la statue est au milieu du jardin). Elle sera également l'auteur de l'écusson symbolisant les deux villes. A noter que Killy Beall, née en 1925 à Biarritz, vie et travaille sur Anglet, ville pour laquelle elle effectue de nombreuses réalisations. On peut citer sur le circuit le groupe de sportifs sculptés du collège Endarra (il est visible depuis la rue), les fresques de l'école maternelle Aristide-Briand, le bas-relief de l'école maternelle Justin-Larrebat ainsi que les sculptures "bac à sable" des écoles maternelles Jules-Ferry et Jean-Jaurès.
Images du circuit













La brochure imprimée
MAIRIE D'ANGLET
CIRCUITS DE PROMENADE FAMILIALE
AVERTISSEMENTCes circuits sont une invitation à découvrir Anglet à pied, tranquillement. Nous vous indiquons quelques sites remarquables, fragments d'histoire ou anecdotes locales. Nous ne vous garantissons en aucune manière la sécurité sur ces chemins : il s'agit d'une circulation SOUS VOTRE PROPRE RESPONSABILITE, en ville, sur des voies pourvues ou non de trottoirs, et parfois des chemins de terre ou de sable. Nous vous engageons, pour plus de confort, à les parcourir en dehors des heures de pointe de la circulation automobile.
Place Quintaou
CarrefourBernain
UniversitéMontaury
StadeSt Jean
Adresse : 5 Rond-Point de la Tour de Lannes - 64600 ANGLETTél. 06 83 84 47 30 - Courriel : auvpa@free.frSite Internet : www.amis-chemins.netAssociation régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901
Le quartier Saint Jean, c'est celui parmi les onze quartiers d'Anglet où s'est bâti le centre social urbain. Quelques indications sur l'évolution démographique d'Anglet de 1793 à nos jours : En 1793.....1800 hab. 1890......5115 hab. 1911......6627 hab. 1931......11467 hab. 1961......15271 hab. 1980......29291 hab. 1999......36742 hab.La taille de la population augmentant, on décide en 1886 la construction d'une nouvelle mairie, qui abrite le premier bureau de poste à Anglet. Jusque là, la distribution du courrier dépendait de la ville de Bayonne, le facteur parcourait toute la campagne à pied pour y distribuer le courrier à près de 5000 habitant.
Fondée au cœur du quartier St Jean à partir de la fin du XVIème siècle, la première église d'Anglet doit son nom aux circonstances historiques de la formation de la commune puisque l'église primitive se trouvait hors les fortifications de Bayonne (dont St Léon est le patron) près des rives de la Nive où le Saint aurait subi son martyre. C'était au IXème siècle, lorsque l'évêque Normand Saint Léon est arrivé a Bayonne pour évangéliser le pays. Il fut pris pour un fou par nos ancêtres qui, pour une telle démesure, le décapitèrent.Une église fut construite en l'honneur de Saint Léon pour abriter ses reliques, à proximité d'une fontaine sur le lieu du supplice et d'une croix à l'endroit où il porta sa tête.La guerre vint et cette église commença à gêner sur les glacis des fortifications de Bayonne. Elle fut donc déplacée pierre à pierre jusqu'à son emplacement actuel. Une porte murée dans le coeur de l'église est témoin de sa déportation.Elle présente les caractéristiques propres aux églises rurales basques tant par sa modeste volumétrie, son mur pignon qui abrite les cloches que par son plan intérieur des plus simples. Cette église pendant la guerre qui opposait Anglais et Français a fait l'objet d'un usage quelque peu inhabituel loin de toute spiritualité. Entièrement réaménagée pour cette épique aventure, des amas de terre de 150 cm de hauteur barricadaient l'édifice, l'église servait alors de poste de surveillance et abritait les réserves de munitions. Les hommes ne laissèrent point de trace de ce conflit, aucun dommage n'a été rapporté !L'intérieur de l'édifice nous dévoile plusieur vitraux aux motifs courants : le jour s'oppose à la nuit, la nourriture physique couplée avec la nourriture spirituelle, le bois vert et le bois mort... Ces vitraux ne sont pas les originaux. Plusieurs aménagements ont été réalisé, à l'origine, il y avait un Saint Léon et deux autres vitraux dont un Saint Antoine. Exposés à l'Est, la lumière gênait la célébration. En 1925, le Saint Léon fut donc déplacé dans la petite chapelle de semaine et l'autel est orienté vers le peuple. Et en 1995, l'explosion du commissariat provoque l'explosion des verrières, les trois vitraux sont redessinés par notre verrier d'Anglet Jean Lesquibe, et réalisés par son apprenti Charles Carrère. On ne peut parler de l'église sans parler de ceux qui l'enchantent. La chorale de Saint Léon, nommée à l'origine "L'avenir" par ses créateurs issus du quartier de Brindos devient une chorale mixte à l'occasion du mariage de Victor Mendiboure et de Madeleine Harriet en 1936. Depuis cette date cette institution n'a fait que se développer entre les mains aujourd'hui d'André Pommiez, avec le soutien d'André Bourras.Jouxtant l'église, nous trouvons une sculpture réalisée pour les enfants d'Anglet morts pour la patrie durant les guerres de 1914-1918, de 1939-1945, de l'intervention en Corée, de la guerre d'Indochine et des affrontements en Afrique du Nord.
La suite du circuit s'effectue par la rue du moulin de Sault, plus de moulin aujourd'hui seulement le petit pont qui enjambe le ruisseau. Pour rejoindre rue de Beaulieu, une barrière pivotante rend difficile le passage des vélos, des poussettes et des personnes à mobilité réduite. Rue de Beaulieu, ne manquez pas de porter votre regard sur les chalets en pierre de Bidache Elga et Walter, puis sur le chalet de Bidart nouvellement restauré par une banque commerciale.La route nationale, au fil des siècles foulée à pied, accompagné d'un mulet, à cheval, en charrette tirée par des boeufs, est la plus ancienne voie traversant notre territoire, elle se rend jusqu'en Espagne. Maintes raisons ont justifié son usage : afin de servir les activités locales, pour le commerce, les pèlerins, les simples voyageurs, ou pour raisons de guerre, cet initial sentier de terre battue a connu de nombreux aménagements successifs. Des platanes bordaient souvent ces routes afin d'abriter de l'ardeur du soleil estival et offrir au marcheur une ombre qui l'accompagnait parfois sur de très longs trajets. Autrefois les distances parcourues à pied étaient bien plus longues qu'aujourd'hui. Par exemple, près de trois fois par semaine, les femmes et les filles de pêcheurs de Saint Jean de Luz venaient vendre leurs poissons ou crustacés à Anglet. Le soir venu, il fallait qu'elles s'en retournent, non pas à vide, mais chargées d'une corbeille pleine de pains de maïs (méture) à côté de chandelles de résine qu'elles rapportaient au logis. Evènement banal au siècle dernier, de nombreux chants en témoignent, qui permettaient de rendre ces trajets moins pénibles. Sur cette même route, les mules des marchands espagnols transportaient de volumineux chargements, pots de terre cuite et cruches protégées par de la paille. L'arrivée du chemin de fer bouleverse complètement l'organisation de nombreux ménages, en 1888 l'apparition du tramway à Anglet a permit de gommer les distances pour les marchands, mais aussi pour les écoliers, qui peuvent désormais arriver à l'école par tous les temps. Une halte avait été crée à Beyris et plus haut à Saint Jean. Même les animaux grimpaient dans les wagons, vous imaginez, c'était le folklore de l'époque ! L'entre deux guerres profite encore au tramway qui bat son plein. Il emporte avec lui de plus en plus de passagers depuis qu'il traverse les campagnes d'Anglet et surtout à Chiberta et à la célèbre Chambre d'Amour. La seconde guerre arrête une fois de plus les activités et l'usage de l'automobile prendra le relais. Aujourd'hui le train n'a pas pris le relais de la voiture, dont le trafic s'est tellement intensifié qu'il est bloqué trois fois par jour sur notre nationale. " Papa, maman, cadetteEt le petit cadetS'en vont en promenadeSur les chemins d'AngletManger une saladeEt du jambon bien bon Avec une bouteilleDe vin de Capbreton ! "
Ouvrages de la bibliothèque de Bayonne :- Bernard VIVIER Histoire de l'aviation au Pays Basque, Atlantica 2005- M. Dufetel Anglet, la ville au 6 clochers : son histoire, ses histoires- Aci Gascoun Anglet par ses rues- Guy HIRIART DURRUTHY Anglet, ma ville Conte pointe d'histoire petites histoires- Philipe SALQUAIN Autrefois Anglet - Atlantica- Maddalen Narbaïts-Fritschi Balades architecturales - Pierre Lafargue fontaines retrouvées Anglet, Bayonne, Biarritz _ AtlanticaSites Internet :- Travaux de l'université de Pau et des pays de l'Adour : http://web.univ-pau.fr/- Service géologique régional Aquitain : Bureau de Recherches Géologiques et Minières sur le site http://www.brgm.fr- Conférences à l'occasion de la " fête de la Corniche Basque " organisées par le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, Vendredi 22, Samedi 23, Dimanche 24 SeptembreTravaux représentant les chercheurs national et Européen jusqu'en 2007 - Travaux de recherche de l'Office National des Forêts sur le site http://www.onf.fr/ - Travaux de recherche du conservatoire du littoral sur le site http://www.conservatoire-du-littoral.fr- Observatoire de la Côte Aquitaine - Volet Côte Basque - Synthèse des travaux 03 juin 2005 - Association des Amis du Littoral d'Anglet- ADALA : Association citoyenne qui propose de nombreux compte rendu de conférence sur les sujets du littoral sur le site http://adala-asso.com/Notre Dame du refuge : - Site de la communauté : http://notredamerefuge.over-blog.com/ - Site personnel : http://perso.orange.fr/philippe.harambat/amespriv/cestac/cestaclouis.htm
SOURCES DOCUMENTAIRES
Revues :- Magazine de la ville d'Anglet- Bulletin du musée basque- Interview de Mr Dauriac Atlantica n°144 - décembre 2006DVD :Mémoires d'Anglet - Vol. 1, 2 et 3 Semaine bleue - Anglet - Le moulin de Bessouye












