Amis-Chemins se fait l'écho de ceux qui pensent tout bas mais n'osent pas dire à voix haute.

Amis-Chemins se fait l'écho de ceux qui pensent tout bas mais n'osent pas dire à voix haute.

Une grand-mère à vélo accompagne ses deux petits-enfants dans un grand tour depuis Blancpignon. Rue des Chasseurs, la petite fille tombe de vélo : sa pédale a heurté le trottoir qu'elle longeait de trop près. Heureusement, elle est tombée sur l'herbe, et il n'y avait pas de voiture sur la route. La grand-mère n'est pas contente : elle ne peut pas faire circuler les enfants sur le trottoir (inexistant, c'est du sable et de l'herbe), la bordure est dangereuse, et elle craint les mauvaises rencontres sur la piste cyclable qui traverse la forêt de Chiberta. Il lui tarde que les travaux de Blancpignon et de la Barre se terminent pour circuler plus en sécurité avec ses petits enfants le mercredi après-midi.

Promenade du Parc Belay, une grand-mère pousse une grande poussette. Elle franchit avec difficulté le trottoir, soulevant péniblement le landau.

Avenue de Brindos, une personne âgée tirant un caddie lourdement chargé revient de ses courses dans les petits commerces d'Anglet St Jean. Elle n'a pas la force de franchir les multiples obstacles, franchissements de trottoirs, nids de poule et ne peut faire rouler sur une roue son caddie lorsque le trottoir se rétrécit tellement que les poteaux des lampadaires, de l'électricité ou du téléphone occupent tout l'espace. Elle préfère donc marcher carrément sur la chaussée, à contre-sens de la circulation automobile.


Le 27 Mars 2008
Bonjour,
Les ruisseaux d'Anglet sont en péril :
- en visitant Izadia, un jeune animateur biologiste a évoqué la thèse qu'il a écrite lors de ses études à l'université de Montaury d'Anglet, où il faisait l'état des lieux des ruisseaux d'Anglet : il a constaté leur état lamentable de santé, une pollution dont personne ne parle ni personne ne se soucie
- d'autre part, chaque nouvel aménagement d'Anglet est une occasion pour buser des portions de ruisseaux et détruire les bosquets qui les entouraient, ceux qui restent sont canalisés dans le béton ou par des enrochements et ressemblent souvent davantage à des égouts à ciel ouvert (je pense au quartier de Décathlon ou celui du Pont de l'Aveugle, par exemple)
- enfin, étant allée à Venise et à Amsterdam, j'ai pu apprécier le plaisir de villes aérées qui n'ont pas peur de leurs cours d'eau et qui les exposent pour le plus grand plaisir des promeneurs.
J'ai découvert, en visitant Internet, un site digne d'intérêt et que je soumets à votre réflexion, la démarche d'un groupe d'hommes dynamiques de la région de St Palais qui a pris en charge la réfection des ruisseaux et leur retour à un état sanitaire correct. Ils n'ont pas attendu l'action des administrations, municipalités ou conseil général et se sont attaqués au problème personnellement et tout à fait bénévolement, civilement je dirais, je vous en laisse juges :
http://erreken-lagunak.org/
http://erreken-lagunak.org/lassociation/
http://erreken-lagunak.org/category/documentation/


Le 27 Mars 2008
De Madeleine Rebel
Hélas, les municipalités changent.... mais leurs objectifs pas vraiment ! Que pèse un joli ruisseau qui traverse un quartier habité à côté d'une voix récupérée pour les prochaines élections ??? Que dire de Décathlon qui voisine à côté de ce ruisseau-égoût alors qu'il vend du matériel pour profiter de la nature, des éléments et de l'espace ??? Peut-être serait-il intéressant de les contacter... de leur demander quel sentiment chaque salarié éprouve en traversant chaque matin ce ruisseau.... imaginons un ruisseau renforcé avec des treillages en bois (voir le ruisseau qui longe le Conseil Général de Pau) où pousseraient iris et autres plantes aquatiques....de quoi rêver... mais cela serait autrement plus accueillant qu'un cloaque où traînent vieux caddy rouillé et sacs plastiques !!!


Le 22 Avril 2008
Bonjour,
Je soumets le site suivant à votre réflexion : http://www.kokopelli.asso.fr/
Nous tous, citadins possesseurs de jardins, introduisons des plantes sans trop y réfléchir, avec pour seul critère de choix leur capacité à nous isoler de notre environnement et voisinage (les haies) ou à charmer notre regard (les plantes à fleurs). Nous ne nous préoccupons pas de savoir d'où elles viennent, ni si elles risquent de nuire en proliférant indûment hors de notre jardin en détruisant les plantes sauvages autour de chez nous, et encore moins si elles permettront aux insectes, oiseaux et autres petites bêtes de survivre dans cet environnement artificiel dont nous nous entourons.
Je n'ai aucunes connaissances en agriculture et ne saurais pas me convertir en paysanne, mais je me demande s'il ne faudrait pas que nous tous, les citadins, majoritaires dans notre pays, nous ne intéressions pas davantage aux plantes, celles que nous choisissons pour pousser dans notre jardin, et celles que nous mettons dans notre assiette et sont sensées garantir notre (bonne) santé...
Le sujet n'est pas si éloigné des préoccupations des Amis-Chemins car il concerne aussi un choix de vi(ll)e.

Courrier écrit suite à un mail de ma cousine Marie-Noëlle de Draguignan (Var) du 18 avril.
"Actuellement dans les champs de la propriété croît et prolifère une grande plante décorative à la tige et les feuilles gris-vert surmontées d´un nuage de fleurs jaunes : c´est le Pastel employé autrefois en teinturerie pour donner le bleu. Il a été remplacé par l´indigo plus économique qui venait d´Amérique du sud pour teindre les vêtements . En peinture c´est le "bleu charrette".
Cette saloperie est impossible à éradiquer. Pour plus de renseignements, puisqu´il semblerait qu´il y ait des fans dans le Gers, je te recommande : www.bleu-de-lectoure.com le site est trés bien fait, je le reconnais. Tu sauras d´où vient l´expression "pays de cocagne".
Vers le mois de juin, plante pire...la garance qui te colle dessus dès que tu l´effleures...dont les racines ont donné le fameux rouge des culottes des soldats décimés en 70 et en 14."


De Madeleine Rebel, le 22 avril 2008
Pour preuve, l'apiculteur qui place ses ruches dans Bayonne et qui pêche un miel au parfum très original... puisque fabriqué à partir du pollen butiné sur des plantes exotiques, celles que nous faisons pousser dans nos jardins !

De Philippe (non adhérent), le 23 avril 2008
Tu penses que je connais.
Cette asso. est même attaquée par les lobbies agro-alimentaires, car elle arrive à proposer des plantes endémiques, qui savent vivre et s'acclimater dans leur environnement, sans "artifices" chimiques, avec des rendements équivalents, et ces plantes peuvent se ressemer, ce ne sont pas des plantes hybrides : Hélas c'est là qu'est l'os !
Le problème, c'est que les détenteurs de graines (semenciers), et ceux qui veulent avoir la maîtrise de la nourriture mondiale, ne peuvent avoir prise sur ce genre de culture, et donc c'est un marché qui peut s'échapper. Pour ça, les lobbyistes (et autre ministères) ont créés un catalogue de graine "homologués", et forcément, ce que propose Kokopelli ne rentre pas dans ce cadre.
De la même façon que ces mêmes magnas, avaient interdit, l'année dernière, la publicité du purin d'ortie comme remède aux maladies des plantes, car non-référencé scientifiquement. Ceux pris la main dans le sac, risquaient 2 ans de prison pour usage illicite de produit phytosanitaire. Heureusement, sous la pression, ils ont annulé le décret.

De Marie-Noëlle (non adhérente et à l'initiative de ces informations) le 22 avril 2008 :
Il y a 2 ans je me suis retrouvée avec la propriété que tu connais à entretenir sans aucune notion de culture. J´ai donc cherché.
Lors d´une foire agricole je suis tombée sur une exposante, jeune, enceinte jusqu´au cou, qui proposait des plants à un prix défiant toute concurrence. Nous avons parlé, et c´est comme ça que j´ai connu les semences kokopelli qui, parce qu´elles ne sont pas chères à la base, cultivées sans engrais sauf naturel, dans un écosystème...etc ...etc...permettent à des jeunes qui ont envie de bosser de créer leur pépinière. De plus, les plants sont issus de semences dites "anciennes" qui ont survécu à toutes les maladies, ils sont de fait beaucoup plus résistants.
Après il y a eu l´aspect semences sans frontières qui m´a vraiment interpellée.
Je te livre toutes mes infos parce que je suis sûre que dans le Pays Basque on peut trouver des pépiniéristes conscients de l´importance écologique de leur travail que ce soit pour des plantes potagères ou des plantes d´ornement.
Dans ma région WWW.ecoconceptsweb.com tu vas dans ecoconceptsvert - nos liens - ecoprofessionnels - et tu rencontres LES BRANCAOUS à Cabasse qui est mon pépiniériste qui a eu un très beau bébé depuis notre première rencontre.


N'ayant pas la science infuse, je soumets à la réflexion des lecteurs du site des Amis-Chemins cet échange de mails que j'ai eu avec Olivier, porte-parole de l'association Le Pignada en Liberté.
La présidente, Cathy Constant-Elissagaray

14/02/07 - Le Pignada en Liberté - Du plomb dans le coeur d'Anglet
"Le Pignada en liberté" lutte depuis deux ans contre la chasse au coeur d'Anglet.
La liberté de circuler en toute sécurité dans la forêt du Pignada est au coeur du débat.
2007 : un nouveau site internet avec un système de pétition en ligne :
http://lepignadaenliberte.free.fr
Soyez nombreux à visiter ce site et à donner votre avis, chaque voix compte.
Parlons en autour de nous.
La chasse dans la forêt du Pignada n'est pas une fatalité ... réagissons.

17/02/07 - Réponse de la Présidente des Amis-Chemins
Bonjour,
Notre association des Amis-Chemins fait la promotion de la circulation douce dans Anglet (utiliser le moins possible la voiture, moto, scooter... au profit de la marche et du vélo).
Je fais des footings depuis 10 à 15 ans tous les samedis matins dans Chiberta, et bien que j'aie croisé maintes fois des chasseurs et entendu tirer également souvent, il ne m'est jamais rien arrivé (même si parfois j'étais tentée d'accélérer). Avez-vous connaissance d'accidents de chasse ?
Je connais en outre quelques chasseurs et j'ai interviewé (en tant que correspondante pour Sud-Ouest) les dirigeants angloys d'une association de chasse (St Hubert) et il m'a semblé que leurs statistiques décroissaient chaque année avec l'augmentation des citadins et la diminution des terrains de chasse (y compris sur St Pée, Arcangues, Ustaritz, etc.). Je crois donc que, sans rien faire, ils vont s'éteindre de leur belle mort : comme toutes les traditions, celle de la chasse se perd.
Je serais heureuse si vous me donniez votre avis sur tous les points que je viens d'évoquer.
Cordialement,
Cathy Constant-Elissagaray
P.S. Ceci dit, je préfère largement la chasse photographique, mais j'adore manger de la viande et du poisson. Faut-il être hypocrite ?

5/03/07 - Le Pignada en Liberté
Cathy,
Merci d'avoir porté attention à notre action.
Notre mouvement n'est pas anti chasse mais pour la protection de l'espèce humaine lorsqu'elle profite de la forêt.
Je vois que vous êtes plus courageuse que moi car moi aussi je fais du jogging mais jamais le matin pendant les périodes de chasse.
Le plus court chemin pour emmener mes enfants à l'école est de passer par la forêt, mais je tiens à mes enfants ...
Il y a malheureusement des statistiques qui font froid dans le dos :
150 à 200 accidents de chasse par an, dont 25 à 30 mortels !!!!
http://roc.asso.fr/non-chasseur/accidents-chasse.html
Ca n'arrive pas qu'aux autres, surtout qu'avec le développement des loisirs verts dans notre forêt, le risque accroît même si le nombre de chasseurs diminue.
Les temps changent, les mentalités doivent évoluer.
Il faut que les responsables de notre sécurité mesurent le risque et prennent les bonnes décisions.
Il nous appartient de donner notre point de vue (pétition sur notre site).
Entre contenter une poignée de chasseurs et la sécurité de nos enfants ... je choisis d'interdire la chasse au Pignada.
Je serais heureux qu'une association comme la vôtre puisse nous aider et faire parler de notre mouvement.
Merci encore.
Cordialement
Olivier

5/03/07 - Réponse des Amis-Chemins
Bonjour,
La page que vous m'indiquez sur les statistiques de chasse n'est pas accessible.
Je voudrais savoir si les statistiques que vous avancez sont celles de la forêt de Chiberta. Si oui, je suis étonnée de ne pas en avoir entendu parler. Nous venons de faire avec Patrick Mousset, responsable ONF à la maison forestière de Montbrun, une balade en forêt de Chiberta fort intéressante à l'occasion de la 1ère AG de notre association, et il ne nous a rien dit de tel.
Dans l'attente de vous lire,
Cordialement,
Cathy

28/04/07 - Le Pignada en Liberté
"Le Pignada en liberté" a recueillit à ce jour près de 430 signatures, pour s'opposer à la chasse au coeur d'Anglet.
Continuons de communiquer et parlons en autour de nous.
Suite à un rdv avec le maire d'Anglet et vu son immobilisme, nous avons décidé d'agir et d'être visible sur des manifestations sportives.
Nous serons présent et nous participerons au footing gastronomique le 13 Mai à Anglet (Pièce jointe) avec les T-shirts imprimés "Non à la chasse à Anglet" (Pièce jointe)
Venez nombreux soutenir cette idée que la chasse n'est plus compatible avec l'accroissement des loisirs verts sur Anglet , qu'il est dangereux et irresponsable que l'on puisse chasser au coeur d'une agglomération (BAB) de 120 000 habitants et qu'il est hypocrite d'autoriser la chasse tout en cachant son existence en n'affichant qu'un seul document sur les zones et périodes de chasse, un seul document présent en mairie et non pas sur les zones concernées, à l'entrée des voies vertes.
Si vous désirez nous soutenir le 13 Mai, merci de nous contacter par e-mail pour l'organisation :
lepignadaenliberte@free.fr
Olivier - Porte parole du mouvement lepignadaenliberté
Nous recherchons des personnes qui peuvent nous aider dans des actions d'information, de mobilisation, de distribution de tracts, d'affichage ...
N'hésitez pas à me contacter.
La chasse dans la forêt du Pignada n'est pas une fatalité ... réagissons.
http://lepignadaenliberte.free.fr

16/05/07 - Réaction d'adhérents des Amis-Chemins
Nous pensons que le fait de chasser quand il y a des promeneurs et des cavaliers dans la forêt cela peut être dangereux, une personne peut être" touchée" ou bien si un cheval s'emballe, je vois d'ici le scénario pour le cavalier et les personnes qui se trouveraient à proximité .....
26/06/07 - Réaction d'une adhérente des Amis-Chemins
J'ai lu vos échanges sur la chasse en forêt du Pignada. J'assistais au petit moment d'information donnée par le responsable du site avant l'A.G. C'est là que j'ai appris cette cohabitation surprenante et rare de citadins promeneurs et de chasseurs dans une "forêt de ville".
Bien sûr la sécurité est le premier élément à prendre en compte et il ne fait aucun doute qu'elle doit être assurée à tous.
Mais la tolérance et le partage des lieux par des gens différents doivent aussi être maintenus partout où c'est possible. C'est une valeur qui me paraît fondamentale aujourd'hui et pour tous les demains.


BILAN PLUS QUE POSITIF :
- 23 adhésions,
-des sympathisants qui envoient photos et témoignages d'endroits dangereux sur Anglet
- Les circuits de balade en cours d'élaboration sont très attendus
- beaucoup de commentaires positifs sur les Amis-Chemins.
- Demandes de visites guidées
- Interrogations sur nos actions à venir !

Les Amis-Chemins ont participé à la manifestation "Forum des Associations" des 2 et 3 septembre 2006 organisée par la Mairie : un stand a été aménagé au sein de la villa El Hogar à côté d'Astronomie Côte Basque pour faire connaître l'association au public d'Anglet.

Cédric, stagiaire aux Amis-Chemins dans le cadre de ses études de BTS tourisme, est en train de créer des circuits de promenade familiale sur Anglet (une vingtaine) pour l'association. Il devra présenter le projet finalisé à ses professeurs d'ici le printemps prochain.