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Chemins de Saint Jacques de Compostelle
Ils sont nombreux en France mais seulement au nombre de deux en Espagne. On les appelle "El Camino Francés". L'un passe par Béhobie, l'autre par Roncevaux. Il est parsemé tout le long d'un nombre exceptionnel de monuments romans (églises, monastères, chapelles funéraires), tous inspirés par le style français, et surtout celui de Cluny. Il y a également des auberges et des hôpitaux.
Le pèlerinage s'est effectué entre le XIème et le XVIème siècle. A partir du XIIIème, les Cisterciens bâtissent des églises entre le roman et le gothique. En France, les bénédictins de Cluny aident les pèlerins, En Espagne, ceux sont les Templiers. Des monticules de pierres jalonnent le trajet et servent de repères. Les pèlerins sont appelés les "jacquets". A la fin, s'y joignent les "coquillards" (cf. ballades de François VILLON) qui sont des malandrins et mendiants qui cousaient des coquilles sur leurs vêtements pour tromper et détrousser les pèlerins.
Vera de Bidasoa (qui signifie "au bord de la Bidasoa") est sur l'ancien territoire des Vascons, ancêtres des Basques. Elle est sur le chemin (à peu près) de Saint Jacques de Compostelle, en Navarre (juste à la limite du Guipuzcoa) et dépend administrativement de Pampelune (bien qu'elle soit tout près de San Sebastian). Elle fait partie des "Cinco Villas", ancienne confédération regroupant Aranaz, Yanci, Echalar, Lesaca et Vera de Bidasoa.
La Navarre est un pays de tradition monarchiste et de catholicisme rigoriste : elle est traditionnaliste. Cela a influencé ses positions durant la guerre civile. L'étage supérieur des maisons est souvent avec un balcon de bois à fine balustrade et sert de grenier. Parfois, des piments sont suspendus aux façades, souvent blasonnées (signe de noblesse ou emblème de la région). De nombreux "Indianos" ou "Americanos", basques émigrés en Amérique du sud, sont revenus au pays, fortune faite.
En aval de Vera de Bidasoa, la rivière est encaissée dans les granits : c'est la "gorge d'Endarlaza". En amont, c'est la vallée du Baztan, groupement de 14 villages.
La migration des poissons
Elle se fait toujours : saumon, lamproie, alose, truite de mer, anguille. Les passages aménagés sur le côté des chutes sont donc bien toujours utilisés.
A noter : Tous les poissons remontent pour frayer après avoir été dans l'océan, sauf l'anguille, qui naît en mer (sans doute dans la mer des Sargasses - à vérifier -) et vient grandir et passer quelques années en rivière - d'où la pêche des pibales -. La Bidasoa est connue tout particulièrement pour sa truite saumonnée.
La Bidasoa a un régime juridique international, étant une rivière frontière.

