
Le
parc floral de Valombreuse
Nous avions préparé le matin deux gros sacs, l’un contenant les affaires de montagne, et l’autre les affaires de plage, et nous étions en tenue de ville, pour visiter Pointe à Pitre. Mais la jeune femme qui nous loue la voiture (très noire, et pas souriante pour un sou, sans doute de peur d’attraper des rides) nous fait un tel tableau sur l’insécurité en Guadeloupe que Jean-Louis s’énerve et décide de changer de projets et de n’emmener que le strict minimum.
En effet, les conditions
de location sont draconiennes : interdiction de laisser quoi que ce
soit dans la voiture, interdiction de la fermer à clé (pour éviter que la
serrure ne soit forcée et que cela nous occasionne des frais supplémentaires),
obligation de la rendre dans le même état de propreté que nous l’avons trouvée.
Elle
nous signale en outre, en faisant le tour de la voiture avec nous comme
pour un état des lieux, qu’il n’y a aucune éraflure, que l’essuie-glace
arrière a été enlevé exprès, pour
qu’il ne soit pas volé, et qu’on a supprimé la plage arrière, de façon à
ce que les « visiteurs » éventuels puissent bien voir que le coffre
est vide !
Donc, au lieu d’aller
en ville, nous partons visiter le parc
floral de Valombreuse, à la végétation tout à fait paradisiaque,
malgré les averses qui nous rafraîchissent de temps en temps. Nous pénétrons
dans les volières nichées dans la verdure, à sas d’entrée actionné par des
sacs de sable (pour que la porte vers l’extérieur soit fermée quand nous
ouvrons celle qui donne l’accès à l’intérieur). Les oiseaux y sont libres,
et c’est nous qui devons marcher uniquement sur le chemin balisé, sans cris
ni mouvements brusques (les enfants ne peuvent y entrer qu’accompagnés par
des adultes), et nous les observons voleter de branche en branche. Nous
sommes en sous-bois et dans une demi-pénombre, et les oiseaux se déplacent
beaucoup trop rapidement pour pouvoir être photographiés sur fond de fleurs :
dommage !

