San Francisco - Yosemite National Park

Dernier long trajet avant le retour à la maison, nous partons en bus au parc national de Yosemite. Nous apprenons à distinguer les pins « ponderosa » (ponderosa pines) des séquoias (red wood trees). Nous y trouvons de la neige (nous sommes de nouveau en haute montagne et avons tous des problèmes avec nos tympans). Nous nous promenons dans la forêt qui a des odeurs extraordinaires, résine, terre fraîche, de petits écureuils gris pas sauvages du tout s’affairent sans se préoccuper de notre présence, la montagne aux falaises élancées se dresse au-dessus de nous. Le soir, nous dormons dans de petits chalets et dînons dans un « lodge » où la reine d’Angleterre aimait venir y recevoir : c’est à la fois très beau, très grand et très douillet, avec des coins bibliothèques, cheminées allumées, divans répartis partout, compositions de pommes de pins (50 cm de long chacune) ou de plantes séchées, vieux matériel de ski ou de trappeur, vraiment un lieu très agréable.

Il y a même un pianiste qui nous joue des airs classiques pendant le repas. Quel dommage que ce soit si loin de la côte ! Les distances sont décidément trop grandes là-bas (5 heures de San Francisco).

Jusqu’à la dernière minute avant notre départ, Michaël continue de nous donner des explications et de nous apporter son soutien pour toutes les formalités d’enregistrement des bagages. Il donne à chacun son adresse et fait la bise à toutes les femmes. Le retour est plus agréable que l’aller : nous nous connaissons tous désormais, certains se « pintent » dans l’avion, mélangeant champagne et alcools divers issus de minuscules fioles, les gens circulent, discutent, nous ne prêtons pas du tout attention au paysage. En outre, cette fois-ci, nous sommes situés dans les rangées du centre de l’avion et non près des hublots. Nous prenons un cachet entier de somnifère, mais ne dormons pas davantage qu’à l’aller.

Une tracasserie de dernière minute. De Roissy, l’avion ne nous amène pas à Biarritz, mais à Bordeaux. Nous avons donc deux ultimes heures de plus en bus. Mais, après tout le trajet que nous avons parcouru, est-ce que cela a vraiment de l’importance ? Jean-Louis a pris rendez-vous avec le Grand Canyon, pour y descendre à pied et coucher en bas, avant d’amorcer la remontée.

Quant à moi, c’est avec San Francisco que j’ai pris rendez-vous. J’ai eu le coup de foudre pour cette ville, car malgré tous ses inconvénients, elle offre un cadre de vie vraiment extraordinaire.

Ecureuil gris
Alors, au prochain voyage !   Anglet, Le 24 Octobre 1997 Cathy CONSTANT
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