San Francisco - Yosemite National Park
Dernier
long trajet avant le retour à la maison, nous partons en bus au parc national
de Yosemite. Nous apprenons à distinguer les pins « ponderosa »
(ponderosa pines) des séquoias (red wood trees). Nous y trouvons de la neige
(nous sommes de nouveau en haute montagne et avons tous des problèmes avec
nos tympans). Nous nous promenons dans la forêt qui a des odeurs extraordinaires,
résine, terre fraîche, de petits écureuils gris pas sauvages du tout s’affairent
sans se préoccuper de notre présence, la montagne aux falaises élancées se
dresse au-dessus de nous. Le soir, nous dormons dans de petits chalets et
dînons dans un « lodge » où la reine d’Angleterre aimait venir y
recevoir :
c’est
à la fois très beau, très grand et très douillet, avec des coins bibliothèques,
cheminées allumées, divans répartis partout, compositions de pommes de pins
(50 cm de long chacune) ou de plantes séchées, vieux matériel de ski ou de
trappeur, vraiment un lieu très agréable.
Il y a même un pianiste qui nous joue des airs classiques
pendant le repas.
Jusqu’à
la dernière minute avant notre départ, Michaël continue de nous donner des
explications et de nous apporter son soutien pour toutes les formalités d’enregistrement
des bagages. Il donne à chacun son adresse et fait la bise à toutes les femmes.
En
outre, cette fois-ci, nous sommes situés dans les rangées du centre de l’avion
et non près des hublots. Nous prenons un cachet entier de somnifère, mais
ne dormons pas davantage qu’à l’aller.
Une tracasserie de dernière minute. De Roissy, l’avion
ne nous amène pas à Biarritz, mais à Bordeaux. Nous avons donc deux ultimes
heures de plus en bus. Mais, après tout le trajet que nous avons parcouru,
est-ce que cela a vraiment de l’importance ?
Quant à moi, c’est avec San Francisco que j’ai pris
rendez-vous. J’ai eu le coup de foudre pour cette ville, car malgré tous ses
inconvénients, elle offre un cadre de vie vraiment extraordinaire.


