Edimbourg
Un départ en catastrophe
Comme nous sommes revenus de notre séjour d'une semaine à Lescun samedi à 13 h, je n'ai pas énormément de temps pour laver et sécher le linge avant notre départ en Ecosse ce dimanche soir 21 juillet 2002 à 20 h 30. De fait, c'est effectivement très juste : quand Babou arrive pour nous amener à la gare, les chaussettes tournent encore dans le sèche-linge. Je les fourre encore humides dans un sac en plastique, nous chargeons les bagages dans la voiture et Babou s'affole lorsque je lui annonce que nous partons de la gare de Bayonne et non de Biarritz la Négresse comme elle pensait. Elle s'énerve aux ronds-points (il y a une circulation d'un jour gris de juillet, où les estivants traînent dans les rues) et elle grille même un feu rouge sur les Allées Paulmy... pour arriver finalement avec 20 mn d'avance !
SNCF et wagons-lits
Enfin,
nous sommes dans notre compartiment. J'ai l'impression de retourner plus
de 30 ans en arrière. La SNCF a tout misé sur les wagons Corail
et le TGV sans modifier aucunement les wagons-lits : ils sont sales, bruyants,
étroits et sombres. Une des ampoules a grillé et je dois faire
un effort pour distinguer le texte de mon livre. Le train s'arrête
dans toutes les gares pendant la première moitié du trajet
et nous sommes secoués comme dans un panier à salade. Nous
ne dormons pas avant minuit passé.
Jean-Louis et Nico ont préféré s'asseoir à 3 wagons de là dans la partie Corail, équipée de sièges confortables, de l'air conditionné et d'un bon éclairage. Ils n'ont pas prévu que le contrôleur condamnait l'accès des wagons-couchettes à partir d'une certaine heure : ils se retrouvent bloqués là-bas et décident finalement de profiter d'un arrêt pour descendre sur le quai et rejoindre en courant notre wagon. Ouf ! Un peu plus, et ils restaient en gare !


