Inverness
Inverness
Je
me suis renseignée auprès de mes hôtes : il va être
difficile de voir le loch Ness avant le départ en avion aux alentours
de 17 h. Ils me conseillent plutôt de visiter Inverness qui n'est
qu'à un quart d'heure de route. Nous avons déjà vu
des lochs et des firths en quantités, nous ne sommes donc pas en
manque, et nous craignons d'être de nouveau engagés sur ces
petites routes étroites (et, ici, encombrées) où nous
risquons de nous énerver. Nous entrons donc dans Inverness, aux alentours
peu engageants et très industrialisés. Le château est
récent : celui d'origine a été détruit, comme
c'est le cas pour nombre d'anciens édifices. L'Ecosse a eu un passé
très agité. La rivière, très peu profonde mais
large, offre une belle perspective sur les bâtiments qui nous font
face. Nous n'avons quand même pas le coup de foudre, et ne nous attardons
pas.
Pitlochry
Je
souhaite faire halte dans le petit village de Pitlochry, situé à
mi-distance entre Inverness et Edinburgh, car j'ai vu (deux fois de suite)
un film en V.O. qui se passe en Ecosse et dont l'un des personnages dit
être originaire de ce village. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais
mémorisé ce détail et voulais absolument m'y rendre,
sans savoir aucunement s'il en valait la peine. Eh bien oui ! C'est un superbe
petit village très touristique, certes, et dont la rue principale
est emplie de magasins de souvenirs mais qui est également le siège
d'un festival de théâtre. Chaque maison est soignée
à l'extrême, dans ce style très particulier qui nous
enchante, murs de pierre granitique et toits d'ardoise pentus, vérandas
et bow-windows. Comme toutes les villes et villages d'Ecosse, la verdure
n'est jamais loin, de nombreux petits parcs offrent leurs sentes et leurs
bancs aux promeneurs et des collines proches invitent au pique-nique champêtre
ou forestier. Nous avons du mal à nous en arracher et il faut que
J-L, stressé car il a gardé l'heure française à
sa montre et s'imagine qu'il est plus tard que prévu,
nous
houspille, pour que nous nous dirigions, après un dernier magasin,
vers la voiture parquée près d'un parc en bordure d'un petit
lac de retenue, cadre de rêve pour un théâtre de la nature.
Nous retrouvons la voie rapide, l'autoroute, la rocade, l'aéroport et le personnel d'Avis, et prenons conscience des progrès accomplis depuis notre arrivée en matière d'aisance au sein du réseau routier britannique. Les enfants, en habitués, se saisissent d'un chariot et nous devancent avec les bagages sous le passage couvert près duquel attendent les taxis noirs antiques. Nous sommes heureux de notre séjour et nous nous préparons à faire un régime de légumes et fruits bouillis pour reposer nos organismes suralimentés. Qui a dit qu'on mangeait mal en Grande Bretagne ?


