Parapente

Animation de Richard : le parapente, comme si on y était

Le parapente

milanIl ne faut pas trop s'attarder : pour faire déjeuner 19 personnes en peu de temps, il faut de l'organisation, car nous voulons être ponctuels à notre rendez-vous à Accous. Depuis le temps que je rêvais de voler à côté des vautours, il ne s'agit pas de rater le coche. Les enfants sont impatients aussi. Nous avons de la chance, la vue est dégagée, l'air calme, les conditions sont réunies pour une découverte agréable et sans risque d'un sport qui n'en est pas totalement dépourvu (bien que le parapente soit plus sûr, à ce qu'on dit, que le delta plane).

Il y a déjà du monde sur la piste d'atterrissage (un simple pré). Des voitures sont garées en bordure de la clôture, un petit stand tenu par une Anglaise distribue sandwichs, boissons et glaces, qui sont consommés à deux tables de bois ombragées par des parasols. Des balançoires et deux cages de foot permettent aux enfants de patienter dans un pré voisin en toute sécurité. Des parapentes conduits en solitaires atterrissent, des gens s'agitent autour, supporters, compagnons de vol ou moniteurs. Nous patientons un moment, ne sachant à qui nous adresser. Enfin, un homme s'avance vers nous. Le problème, c'est que nous sommes une dizaine, et que nous nous ajoutons au programme de l'après-midi.

Cathy : par où ça s'enfile ?Cathy : On est bien attachés ?En outre, les plus jeunes, très légers, ne doivent passer en principe que le matin de très bonne heure ou, à la rigueur, et si les conditions météorologiques le permettent, après 5 h du soir. Nous volons avec des parapentes bi-places, ce qui signifie qu'ils ont une taille supérieure aux monoplaces, donc plus de portance, et qu'il faut atteindre un poids suffisant pour descendre. Avec les poids-plume, il est nécessaire de voler avec une quasi-absence de vent, sinon ils resteront en l'air indéfiniment. L'autre raison, c'est qu'il n'est pas question de courir un seul risque avec des tous jeunes, ni de les effrayer, ce n'est pas le but, donc un air très calme est recommandé. Nous comprenons, mais cela signifie qu'ils vont devoir beaucoup attendre, avec la possibilité de ne passer que le lendemain matin si le vent tourne. Dur-dur ! Ils comprennent et acceptent : ils sont prêts à toutes les patiences pour s'initier à ce sport de rêve.

Richard au départRichard veut être le premier, Cédric monte avec lui dans la voiture du chauffeur qui les conduit avec les moniteurs et le matériel au sommet de la colline, invisible d'ici, à une demi-heure environ de route. J-L et moi nous précipitons dans notre voiture avec deux appareils photos, le numérique et le mien, et les suivons. La route est étroite, le chauffeur, habitué, va très vite et nous avons du mal à les suivre. En outre, nous faisons halte dans la côte pour prendre un parapentiste qui fait du stop et souhaite être emmené au même point d'envol. Il nous explique qu'ils ne vont pas sauter immédiatement, le parapente doit être préalablement mis en place, nous aurons le temps de les voir partir. La route se transforme en piste, creusée de rigoles transversales pour éviter le ravinement par les eaux pluviales, bonjour les suspensions !

Cédric : 1, 2, 3, et hop!Nous aboutissons dans un champ qu'occupaient visiblement des vaches récemment. C'est un sommet arrondi et débonnaire, pas de falaise ni de pente vertigineuse. Richard et Cédric finissent d'ajuster leur harnais qui leur servira de siège, le moniteur étale consciencieusement la toile et vérifie l'ordonnancement des câbles qui ne doivent pas être emmêlés, fixe le parapente à son harnais qu'il attache à celui de Cédric. Quelques consignes simples : il faut courir jusqu'au bout, jusqu'à ce que les pieds pédalent dans le vide, tenir le harnais au niveau des clavicules un moment, pour ne pas avoir la poitrine comprimée au moment du départ et pour pouvoir imprimer une traction au parapente afin qu'il s'élève, et se pencher légèrement en avant. Tu n'as pas peur ? Bon, c'est parti !

Cédric s'envole !En un rien de temps, Richard s'en va et Cédric le rejoint un instant plus tard dans les airs. Les deux parapentes s'éloignent de nous à toute vitesse pendant que nous entendons Richard pousser un Hourrah! de plaisir et Cédric un You-Ouh!. Cela n'a vraiment pas l'air très sorcier ni très impressionnant. Ils évoluent vers l'avant, tournent et virent et, au moment de l'atterrissage, disparaissent à notre vue, cachés par une colline basse. Nous attendons que les moniteurs nous rejoignent avec Mikel et John qui prendront notre suite. Dans l'intervalle, d'autres parapentistes démarrent, en solitaires. Le parapente est fait de plusieurs toiles cousues ensemble de façon assez technique, qui sont très fines (une sorte de nylon recouvert sur la partie supérieure d'un enduit imperméabilisant). Les câbles sont de deux diamètres différents mais paraissent individuellement très fragiles, même si l'ensemble peut supporter un poids de 200 kg, je crois (peut-être davantage pour un bi-place).

Richard  vole !

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