Voyage
Comme
d’habitude, le stress d’avant le départ en vacances a été excessif à mon
goût. Jean-Louis avait beaucoup de travail et craignait de ne pas pouvoir
le terminer dans les délais, il avait de nouveau rechuté dans une bronchite
tenace qui l’épuisait, je n’arrivais pas à obtenir de certitude écrite au
sujet de mon nouveau travail qui devait commencer à compter du mois de janvier,
les enfants recevaient les uns après les autres leurs bulletins de notes,
et nous nous demandions si Nicolas allait pouvoir s’en sortir en première,
section S (scientifique), qui était son choix mais où il éprouvait des difficultés
manifestes à obtenir des résultats probants.
En outre, Xavier a ajouté
son grain de sel en assurant que nous n’avions pas assez de marge de temps
pour passer d’un avion à l’autre à Orly : le moindre retard nous ferait
rater la correspondance. C’était le bouquet !
Enfin,
tout c’est bien passé : les avions étaient ponctuels, nous nous sommes
orientés sans difficulté pour trouver la salle d’embarquement pour La Réunion.
Seul Jean-Louis était mécontent : nous l’avons empêché de se payer
un sandwich avant le vol, et il boudait à qui mieux mieux dans la file d’attente
bigarrée, signe avant-coureur de notre destination lointaine.
Comme prévu, nous avons mangé et bu tout du long, et pratiquement pas dormi, malgré le noir dans lequel on nous avait plongé pour simuler la nuit : l’avion était plein, les sièges toujours aussi inconfortables, avec l’impossibilité totale d’allonger les jambes. Seuls les passagers de première, à l’étage au-dessus, bénéficiaient d’un réel confort. Quant à moi, j’ai passé une bonne partie de mon temps debout à l’arrière pour décontracter mes jambes douloureuses.

