Edimbourg
En avion
L'avion a du retard mais cela ne semble inquiéter personne. Des foules entières s'en vont dans d'autres villes de Grande Bretagne, mais notre petit avion doit être bloqué au-dessus de l'aéroport à tourner dans l'attente d'une autorisation d'atterrir. Au retour, nous devrons attendre au bout d'une piste de Roissy avant de pouvoir accéder au lieu du débarquement. C'est un Embraer, il doit contenir une cinquantaine de personnes tout au plus. Il n'atteint même pas les manches d'accès et nous descendons sur le tarmac. Il perce rapidement la couche nuageuse qui a recouvert progressivement Paris dans la matinée et nous volons très haut au-dessus. Ce n'est qu'en arrivant sur l'Ecosse que nous pouvons apercevoir la mer, des îles, une côte découpée très plate. La région d'Edimbourg est très jolie vue du ciel.
L'aéroport d'Edimbourg est agréable. Il ne semble pas beaucoup plus important que celui de Biarritz Parme et il n'y a pas beaucoup de trafic. Pour une raison indéterminée, les bagages tardent à être transférés (je n'ai pas compris l'explication donnée par le haut-parleur). A ce propos, même dans l'avion, personne ne fait l'effort de parler en français, tout est annoncé d'emblée en anglais, alors que nous venons de Paris tout de même, ils savent bien qu'il y a des passagers non anglophones.
La voiture et la conduite à gauche
Au
guichet d'Avis, je répète à plusieurs reprises que
nous avons tout payé et ne souhaitons aucun supplément. Malgré
tout, l'employé tente quand même de nous faire prendre des
options annexes. Heureusement que l'agence m'a prévenue. Enfin, nous
sommes assis dans la voiture, une VW Sharan, genre d'Espace à 7 sièges
où je me dirige par réflexe sur la droite, pour découvrir
qu'il s'agit du côté conducteur : nous n'avons pas fini de
batailler ! J-L s'y installe et observe tout sans rien démarrer (ce
qui énerve passablement les enfants qui commentent à l'arrière).
Il n'y a que deux pédales, l'une d'accélérateur et l'autre de frein, heureusement dans le même ordre que chez nous. C'est une voiture automatique, Dieu merci, car nous aurons assez à faire avec le code de la route britannique sans avoir à nous préoccuper en plus de passer les vitesses de la main gauche ! Nous n'en avons jamais conduite. Le levier de vitesse au sol à gauche du conducteur est sur P. Ensuite, il y a les vitesses R, N, D, 2, 3 et 4 : incompréhensible ! Il faut appeler un employé d'Avis vêtu de rouge à la rescousse : il fallait comprendre Pause, Reverse, Neutral, Drive, et les chiffres ne servent à rien. Bon. Il s'en va. Nous finissons de ranger les affaires, notons une petite éraflure sur la peinture du coffre, cherchons en vain la ceinture de sécurité du siège central arrière. Il faut rappeler le gars. Maintenant, nous sommes fin prêts. J-L met le contact, encouragé par les enfants car il est très inquiet et tente de manier le levier de vitesse : impossible, il est complètement bloqué ! Troisième appel à l'aide, après nous être tous à tour de rôle escrimés dessus, au risque de le casser. C'est simple, mais il fallait y penser : pour démarrer, il faut enfoncer la pédale de frein, ce qui débloque les vitesses.
J-L
attend qu'il n'y ait plus ni piétons ni voiture en mouvement sur
le parking et s'engage, hypertendu, vers la sortie, cherchant sa droite
et sa gauche. Premier stop : il faut regarder à droite d'abord avant
de s'engager vers la gauche. Cette
première prise en main est difficile. Les signes au sol, nombreux,
sont différents des nôtres, les panneaux signalétiques
également, il y a une multitude de ronds-points à prendre
en sens inverse sur la rocade qui contourne Edimbourg et nous mène
à Joppa, station "balnéaire" en banlieue où
se situe notre premier hébergement en Bed & Breakfast.


