Edimbourg
Joppa
Après
un aller-retour sur la route côtière, nous finissons par trouver
la maison de notre hôtesse, incluse dans un de ces alignements caractéristiques
de maisons toutes semblables accolées les unes aux autres, agrémentées
de jardinets individuels en façade et sur l'arrière. Nous
sommes ravis : notre chambre donne sur le "Firth of Forth", fjord
sans falaises qui pénètre très profondément
à l'intérieur des terres, et qui se distingue d'un lac par
l'alternance des marées qui découvrent des berges envahies
d'algues brunes où picorent les oiseaux de mer. L'accueil
est chaleureux, de même que le cadre intérieur, un peu vieillot,
avec tapisseries à fleurs, salle de bain rose et bleue, petits bibelots
et photos de famille.
Notre
hôtesse a l'heureuse initiative de nous suggérer de nous rendre
en ville en bus. Elle a déjà inscrit sur un papier les numéros
des lignes (4 au choix), le nom de l'arrêt dans le centre (Princes'
Street) et le prix des tickets enfant et adulte. Nous sommes soulagés.
Nous ne nous sentions pas de reprendre le volant pour nous plonger dans
le trafic dense de la capitale écossaise dès le premier jour.
Elle a juste oublié un petit détail : le chauffeur ne rend
pas la monnaie, il faut avoir préparé à l'avance la
valeur exacte du trajet pour nous cinq. Evidemment, comme nous sortons juste
de l'aéroport, nous avons seulement nos billets directement issus
de la banque. Après un moment de discussion et comme le chauffeur
voit que nous ne faisons pas mine de descendre, celui-ci passe un appel
à la cantonade au micro pour demander aux passagers s'ils n'auraient
pas la monnaie de 10 £. Deux femmes se mettent à fouiller dans
leur sac à main tandis que le bus démarre. Nous nous asseyons
près de notre bienfaitrice, faisons l'échange et je m'avance
quelques arrêts plus loin pour m'acquitter de ma dette. Le chauffeur
introduit les pièces une à une dans une machine compteuse
qui imprime ensuite les tickets (longues bandes de papier avec de la pub
derrière). Il n'y a plus qu'à guetter les arrêts.


